Très répandus dans les métiers de la sécurité privée, le travail de nuit et le travail posté sont facteurs de risques pour la santé des agents. Cependant, les effets sur les travailleurs peuvent être limités par la mise en place d’actions préventives. Quelques clés.

« Travail de nuit » et « travail posté » : qu’entend-on par là ?

Principe de base du code du travail : l’employeur est responsable de la sécurité de ses salariés et doit tout mettre en œuvre pour éviter les risques, qu’ils soient d’ordres physiques ou psychosociaux.

Le travail de nuit et le travail posté font partie des horaires dits « atypiques », c’est-à-dire des aménagements du temps de travail qui ne sont pas « standards ». Du fait de leurs spécificités, ils peuvent être facteurs de risques pour la santé des travailleurs.

Les horaires dits « standards » correspondent à 5 jours réguliers par semaine du lundi au vendredi, avec des horaires compris entre 5h et 23h et 2 jours de repos hebdomadaires.

–> En France, 2/3 des travailleurs seraient concernés par le travail en horaires atypiques.

On parle de travail de nuit lorsque celui-ci est effectué entre 21 h et 6 h du matin. On parle de travail posté lorsque des équipes se relaient pendant 24 heures aux mêmes postes de travail selon un roulement prédéfini (cas typique des 3x8h)

Quels impacts sur la santé ?

Pour les travailleurs de nuit ou les travailleurs postés, l’exposition irrégulière à la lumière du jour désynchronise les horloges internes et perturbe les rythmes biologiques.

Parmi les effets avérés du travail de nuit sur la santé établis par l’INRS : les troubles du sommeil, somnolence, syndrome métabolique. Parmi les effets probables : baisse des capacités de concentration et de mémoire, anxiété et dépression, surpoids et obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, cancer, …

Quelle prévention possible ?

Pour limiter les effets négatifs du travail de nuit et du travail posté sur les agents de sécurité, des mesures de prévention peuvent être mises en place.

En premier lieu, il convient de s’assurer du bon respect de la régularité des horaires et de la réglementation concernant le temps de travail et le travail de nuit : http://www.inrs.fr/risques/travail-de-nuit-et-travail-poste/reglementation.html

Agir sur l’organisation du travail

En laissant en grande majorité les leaders (chefs de poste) réaliser les plannings, le Groupe SGP entend permettre une meilleure prise en compte des contraintes de chaque agent. En effet, pour agir sur l’organisation de travail, et notamment de nuit, le Groupe SGP fait confiance aux leaders pour associer leurs équipes à la définition des horaires de travail et à leurs modalités pratiques (rythme de rotation, temps de pauses, heure de la prise de poste, etc.,) pour leur permettre d’organiser au mieux leur vie familiale et professionnelle.

Informer, former les agents

Sur les effets sur la santé du travail de nuit/posté, les sensibiliser à une bonne hygiène de vie, relative notamment au sommeil et à l’alimentation.

Assurer un suivi médical spécifique à l’agent

Par le service de santé au travail selon une périodicité qui n’excède pas 3 ans, effectuer une visite d’information et de prévention préalable à leur affectation sur le poste, demander une visite supplémentaire au service de santé au travail si l’état de santé de l’agent qui travaille de nuit se détériore.

Vous souhaitez tester vos connaissances sur les horaires atypiques et le travail de nuit ? Testez-vous avec le questionnaire réalisé par l’INRS  >> ICI

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