m-batedhou-ugap-GroupeSGPMatthieu Bathedou, Responsable Hygiène, Sécurité, Santé, UGAP:

« La création de Sécuralliance, premier GIE en France sur le secteur de la Sécurité Privée répond pleinement aux objectifs de l’UGAP d’offrir à ses clients un service de qualité et de proximité et par ailleurs de soutenir l’emploi local. »

Etablissement Public créé en 1968, devenu Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC) en 1985 par décret, l’UGAP est placée sous la double tutelle des Ministères du Budget et de l’Education Nationale (acheteur historique de l’Education Nationale pour les tableaux, bureaux, chaises,… des écoles). En 2014, l’UGAP, seule centrale d’achat public généraliste nationale, a reçu 2,145 Md€ de commandes. Ses principaux clients sont les collectivités territoriales, les administrations et les établissements publics de l’Etat, le secteur social et les établissements publics de santé. Au travers des achats qu’elle réalise, l’UGAP contribue à la rationalisation de la dépense publique.

A ce jour, l’UGAP, dont le siège social est à Champs sur Marne (Seine et Marne), compte 27 sites en France regroupant 1200 personnes. L’établissement est aussi un relais des politiques publiques et joue un rôle de soutien aux PME et à l’emploi local. 535 entreprises sont titulaires d’un marché dont 63% de TPE et PME et 32% d’ETI.

L.B : Sécuralliance vient d’être sélectionné par l’UGAP. Quels ont été les critères de ce choix ?
M.B : La création d’un groupement d’entreprises régionales, le premier GIE en France sur le secteur de la Sécurité Privée, répond pleinement aux objectifs de l’UGAP d’offrir à ses clients un service de qualité et de proximité et par ailleurs de soutenir l’emploi local.
Sécuralliance a remporté deux marchés sur 14 département de l’Est de la France pour plus de deux millions d’euros par an et ce jusqu’en 2019. Cela sera un bon moyen pour eux de se faire connaître dans le tissu économique local.

L.B : Que pensez-vous des évolutions récentes de la Sécurité Privée ?
M.B : Depuis la création du CNAPS en 2012, nous observons une amélioration sensible de votre profession, un assainissement nécessaire après des années «d’errance». L’image des agents de sécurité a évolué et les événements récents renforcent le besoin de sécurité de chacun d’entre nous. L’agent de sécurité est de plus en plus visible, partout dans notre quotidien. Ici, au siège de l’UGAP, par exemple, des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises suite aux événements tragiques de ce début d’année et le niveau de sécurité a progressé. Nous constatons que vos personnels bénéficient d’une meilleure formation, portent une tenue correcte et nous rassurent par leur présence.

L.B : La sécurité incarne une valeur de plus en plus positive, qu’en est-il à l’UGAP ?
M.B : La sécurité au travail est une notion prépondérante pour laquelle nous avons des obligations très précises. A l’UGAP, c’est un sujet de direction générale et celui-ci est pris très au sérieux par nos dirigeants et l’ensemble des collaborateurs.

L.B : Vous étiez client de DPSA lors de votre mission chez Barry Callebaut de 2007 à 2011, quel souvenir en avez-vous ?
M.B : C’est un très bon souvenir pendant près de cinq ans chez le leader mondial des fabricants de produits à base de chocolat où vous assuriez la sécurité sur un site industriel et sur le siège social de Meulan, dans les Yvelines. L’encadrement DPSA était très présent, les réunions qualité mensuelles d’une grande richesse, et le turnover inexistant. Les agents étaient régulièrement contrôlés et je me souviens du nom de chacun d’entre eux encore quatre ans plus tard. Sur cette même période nous avons eu un départ de feu extrêmement bien géré par l’un de vos agents, ainsi qu’une grosse fuite d’eau au siège durant un weekend, mais votre réactivité a permis aux salariés de se rendre sur leur lieu de travail dès le lundi matin.

L.B : Quelles sont vos missions au sein de l’UGAP depuis 4 ans ?
M.B : Au sein de la direction des Ressources Humaines, je suis en charge de la partie sécurité des personnes au travail, de la prévention, de la sensibilisation, des conditions de travail et de la gestion des risques psycho-sociaux. Je me déplace sur les 27 sites et j’effectue un rôle de conseil auprès des managers. Le but étant de réduire le taux d’accidents du travail et faire progresser les sujets liés à la qualité de vie au travail. Mon prochain cheval de bataille portera sur le risque routier et engagera une forte sensibilisation sur le sujet pour faire évoluer les mentalités. Nous comptons près de 350 itinérants, autant de véhicules, tout cela représente un risque majeur.

L.B : Changer du secteur privé au secteur public entraîne-t-il des différences ?
M.B : Non, l’UGAP est un établissement soumis au code du travail, au même titre que le secteur privé. De ce fait les méthodes de gestion et de management de la sécurité demeurent identiques.

L.B : Que pouvez-vous souhaiter à Sécuralliance ?
M.B : Une pleine réussite ! A l’UGAP nous incitons les PME à se regrouper et accéder plus facilement à la commande publique. Votre groupement est donc une vraie valeur ajoutée à votre profession.
Ainsi le fait que Sécuralliance remporte les marchés de l’UGAP dans l’Est de la France, cela ne peut être que bénéfique pour la société SGP Lorraine.
La condition sine qua none à votre développement est d’apporter les valeurs positives de la sécurité privée attendues par les clients de l’UGAP. Vous avez donc 4 ans pour «transformer l’essai». Je vous souhaite d’obtenir par la suite de nouveaux marchés, notamment avec DPSA en Ile de France.